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Vraies histoires tendres

Attendrissements

Être grand-mère est un émerveillement inexplicable. Ici une installation / collage et la première enveloppe rédigée par Joséphine, un extrait de l'exposé de Gabi sur les sports  d'hiver.

Egalement sous le titre Histoire et dessin de KM les écrits et dessins de mon petit fils Kepa 

Trois heures de dialyse pour trois heures de vélo

Certains évènements sont mémorisés superficiellement ; néanmoins ils marquent l’âme et un jour, ils s’imposent pleinement. J’ai découvert alors comment la façon dont mon père avait annoncé qu’il serait dialysé, m’avait structurée en profondeur pour affronter les épreuves de la vie. Plus précisément j’en ai pleinement pris conscience en faisant tourner un kaléidoscope devant mon oeil. Ainsi ce court récit où plusieurs niveaux de pensée s’entremêlent, est le kaléidoscope qui m’a permis de retrouver la richesse complexe de cet évènement fondateur. Lire la suite

Sensualités

Il faisait chaud et, sur la plage le ballet des baigneurs était incessant entre le sable et l’océan. Les plus courageux couraient derrière un ballon et les mamans demandaient aux enfants de remettre leur casquette. Les corps s’offraient au soleil, aux vagues, à l’eau ruisselante; l’atmosphère était joyeuse, ludique, et le temps suspendu comme entre deux malheurs. C’était le milieu de l’été, et le bronzage des corps faisait croire aux silhouettes qui répondaient aux canons de la beauté, mais aussi à celles des maigres et des gros, des jeunes et  des vieux qu’ils étaient les rois de la plage. Cette illusion se confirmait dans les sensations de bien être et de légèreté que procuraient le contact des vagues et les plongeons dans l’eau. Lire la suite

Lettre à Michel Tournier

Cher Monsieur,
Il n’est de meilleur cadeau que de s’offrir à soi-même celui dont on rêve depuis toujours…et, puisque demain est le jour de mon anniversaire et que je suis devenue une vieille dame, je m’offre enfin le cadeau de vous écrire. Lire la suite

Le salon du luth

La nuit était tombée et ma décision était prise. J'avais enlevé mes chaussures selon la coutume et j'avais choisi de ne pas allumer la lumière. Mes pieds reconnurent leur empreinte sur le tapis, ma main tâtonna sur le tissu broché qui recouvrait les banquettes. Les doigts s'attardèrent sur le relief des motifs, sur le poil rugueux des arabesques.  Lire la suite

Le fusil

Touria a fabriqué le livre que j'ai écrit sur ma grand-mère, la Jarre brisée, dans la maison d'édition Atlantica où elle a travaillé fort longtemps. Notre premier contact avait été revêche car je l'avais dérangée en lui demandant d'insérer de nouveaux paragraphes. La fois suivante elle m'accueillit avec un grand sourire et me déclara "jamais je n'aurais vécu dans le bled comme votre grand-mère!". Lire la suite